Le malaise à Pôle emploi raconté par une « taupe »

10 mars 2010

Après un reportage d’Envoyé spécial, un livre décrit le malaise à Pôle emploi dont un conseiller raconte comment « les agents craquent » et décrit un climat de suspicion envers les chômeurs.

Signant sous un pseudonyme, ce conseiller est entré il y a sept ans à l’ANPE et fait partie des dizaines d’agents victimes d’une agression physique en 2009.

Selon lui, « les populations qui défilent dans les agences sont davantage fragilisées et encore plus désabusées » et « depuis la naissance de Pôle emploi en janvier 2009, la situation s’est encore dégradée ».

En cause : le manque de moyens qui fait qu’ »il arrive aux agents de prendre leurs affaires et de s’installer dans la cuisine du personnel (…) lorsque aucun bureau n’est libre », le « grand n’importe quoi » du système informatique qui voit un intermittent du spectacle recevoir le même jour quatre lettres différentes sur le calcul de son indemnisation.

Comme dans Envoyé spécial, le fonctionnement kafkaïen du 3949 est mis en cause et la surcharge des conseillers, amenés à suivre 130, voire 198 demandeurs d’emploi, en contradiction avec les assurances du gouvernement avant la fusion.

Ce petit livre, auquel la journaliste Aude Rossigneux a apporté certains témoignages et prêté sa plume, étale aussi le ras-le-bol face à un système qui « orchestre la suspicion permanente », décrit comme une « machine à radier ».

« J’en ai marre que des employeurs s’imagines qu’en france les gens ne veulent pas bosser et que les smicards préfèrent rester au chômage » et « ce n’est plus possible d’entendre dire que si Pôle emploi va mal c’est seulement la faute à la crise », peut-on lire.

La « taupe » raconte au contraire comment un chef d’entreprise peu scrupuleux a débauché le salarié d’un concurrent, le poussant à s’inscrire à Pôle emploi avant lui signer son contrat afin de toucher une aide de l’Etat et avoir 45% de salaire en moins à lui payer pendant douze mois.

« Cela donne une vision assez négative qui ne correspond pas à la réalité », a commenté mercredi le directeur général, Christian Charpy, en marge de la publication des chiffres de l’emploi.

« Il n’y a pas eu d’instructions, ni de prime donnée aux collaborateurs ou aux directeurs d’agence qui radient », a-t-il également déclaré.

L’ouvrage ne parle pas de prime aux radiations mais décrit le fonctionnement de la prime collective d’intéressement versée aux agents de Pôle emploi sur le résultat de leur accompagnement.

(« Confessions d’une taupe à Pôle emploi » – Gaël Guiselin et Aude Rossigneux – Calmann-Lévy – 132 p. – 11,50 euros – en librairie le 10 mars)

Source : AFP

Viadeo veut se faire d’argent sur le dos des demandeurs d’emploi !

4 mars 2010

Tandis que Senioragir tente bénévolement depuis plus d’un an de vous faire retrouver le chemin de l’emploi et utilise tous les moyens existants pour vous y aider, VIADEO  estime que ses intérêts financiers passent avant les vôtres !

En voici la preuve !

—– Original Message —– From: Viadeo – Support To: David Dugardin Sent: Thursday, March 04, 2010 12:46 PM Subject: Viadeo – Message important concernat votre hub

Bonjour,

 Nous attirons votre attention sur les messages postées dans votre hub; en effet c’est la seconde fois en 24h que nous devons intervenir sur celui-ci afin d’y supprimer des offres d’emploi.

 Nous vous rappelons que la publication d’offre d’emploi est proscrite sur tout espace de notre site hors l’Espace Emploi (article 2 des CGU)

 En cas de non respect de cette règle, des mesures restrictives sont prévues par ces mêmes Conditions d’Utilisation.

 Merci, donc, de bien vouloir épurer le hub que vous administrez et de communiquer à vos membres non avertis sur l’interdiction de cette pratique et les solutions apportées par Viadeo.

 Merci de votre réactivité et de votre professionnalisme.

 Cordialement.

 L’équipe Support Membres Viadeo

REPONSE DE SENIORAGIR :

Bonjour,
 
J’attire votre attention sur le fait que sur mon hub il n’y a aucune offre d’emploi explicement écrite. J’exerce mon rôle pour prévenir les demandeurs d’emploi que des offres existent. Cela relève donc de l’information, métier que je pratique depuis 25 ans en tant que journaliste professionnelle, carte d’identité des journalistes professionnels n° 61 787. Je ne vois donc pas pour quelle raison vous interviendriez sur mes textes qui n’appartiennent qu’à moi. 
En conséquence, si vous vous avisez à retirer mes textes informatifs, ce que vous vous êtes permis de faire sans me prévenir, je n’hésiterai pas à alerter immédiatement les médias de vos agissements à but mercantile, ce qui va à l’encontre de tout principe de réseau social.
 
Je viens de constater que vous aviez enlevé, sans me le demander, des informations relatives à des postes à pourvoir, je vais donc en alerter la communauté Viadéo et dans un second temps, la presse que je connais bien.
 
Martine Triquet-Guillaume
Rédactrice en chef de Senioragir

Débat Senioragir du 23 février 2010 « Auto-entrepreneur : Pour qui ? Pour quoi ? Comment ? « 

28 février 2010

Un débat animé par Philippe ZOURABICHVILI
Dirigeant de citemplois.com et citemplois.tv

avec la participation de :
Guillaume CAIROU, Directeur général de DIDAXIS Group (portage salarial)
Bruno DACQUET, Chef d’entreprise de Be-boost,
co-fondateur du Syndicat National des Auto-Entrepreneurs
Grégoire LECLERCQ, Président de la
Fédération des Auto-Entrepreneurs
Patrick Le Roux, Directeur du SNAE
(Syndicat National des Auto-Entrepreneurs)
et
Julien DONNE, jeune auto-entrepreneur, Conseil en publicité

Chômage Janvier 2010 : Ca repart à la hausse

28 février 2010

Après une légère baisse enregistrée à fin décembre 2009, le nombre de demandeurs d’emploi repart à la hausse avec 19 500 nouveaux inscrits, soit une augmentation de 0,7 %. Pour Christine Lagarde, Ministre de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi, « cette hausse confirme que les effets de la crise sur l’emploi n’ont pas disparu ». Toutefois, elle constate une baisse notable par rapport à l’année 2009 : l’augmentation du nombre d’inscrits à Pôle Emploi en janvier 2010 est près de deux fois plus faible que la hausse moyenne mensuelle observée en 2009 et trois fois plus faible que celle de janvier 2009.

Sur un an, le taux de chômage croît de 16,1 % soit 2 664 600 personnes inscrites à Pôle Emploi de catégorie A à fin janvier. Si on cumule les catégories B, C (activité réduite), on atteint 3 865 000 chômeurs en France métropolitaine à fin janvier 2010 soit une hausse de 0,4 %, soit une hausse sur un an de 16,4 %

Pour la catégorie A, le taux de chômage à fin janvier continu de régresser pour les jeunes de moins de 25 ans grâce aux mesures mises en place puisqu’il connaît une baisse de 0,2 % (+ 13,1 % sur an)

En revanche, pour la tranche des 25-49 ans, le chômage repart avec une augmentation de 0,9 % (+ 15,2 % sur un an) et s’accroît de 1,1 % pour les personnes de 50 ans et plus (23,6 % sur un an).

Les offres d’emploi collectées par Pôle Emploi qui avaient connu une baisse de 4 % en décembre dernier, augmentent à fin janvier de 6,7 %. Cette augmentation concerne les emplois durables de plus de six mois (+ 7,7 %), les offres d’emplois temporaires de un à six mois (+ 1,6 %) et les offres d’emploi occasionnels de moins d’un mois (+18,4 %).

Baromètre du chômage à fin janvier 2010 (catégories A, B, C)

Moins de 25 ans : 643 000
Entre 25 et 49 ans : 2 562 200
50 ans et plus : 659 900

Salon Emploi des Seniors Strasbourg 2010

26 février 2010

Le Salon Emploi des Seniors renforce son action à Strasbourg

 Première édition régionale pour ce salon créé par Marc Weintraub. Après son édition parisienne en juin dernier, le Salon Emploi des Seniors, conserve son authenticité : offrir aux seniors en quête d’emploi des pistes, des conseils pour reprendre confiance en soi et espérer retrouver le chemin de l’emploi.

 Le Salon Emploi des Seniors joue la proximité. Après une première réalisée à Paris en juin dernier, ce salon pas comme les autres de par son approche humaine et au plus près des préoccupations des demandeurs d’emploi seniors, s’est tenu le 25 février à Strasbourg. Tout comme dans d’autres villes de France, le chômage, des seniors en particulier, frappe durement la région Est. Tous les métiers sont concernés. Alors qu’à Paris, on aurait tendance à banaliser la situation tant les seniors perdent de leur visibilité, là, dans cette magnifique ville de Strasbourg, capitale européenne, la réalité prend toute son ampleur et fait mal. Le manque, voire une absence totale de travail pour les seniors qu’ils soient diplômés ou non, est frappant. Comment ne pas réagir à cet état de fait ?

 En s’installant pour une journée à Strasbourg, le Salon Emploi des Seniors a réitéré son action : venir au-devant des laissés pour compte, des personnes à qui on enlève tout espoir de retrouver un emploi. Car c’est bien là la philosophie de Marc Weintraub (ex-chômeur) : un salon de l’emploi n’est pas une simple affaire mercantile, ce doit être un lieu de rencontres, d’échanges, de conseils, d’aide, d’initiatives et d’informations à travers des conférences. En cela son salon fut une réussite.

 Les visiteurs ô combien nombreux (hélas !) sont venus au-devant d’exposants accueillants, disponibles, toujours à leur écoute. Chacun des visiteurs a pu s’exprimer longuement, parler de soi, de ses problèmes, de ses difficultés et cela jusqu’à la fermeture des portes. « J’ai 55 ans, on ne veut plus de moi…. Je suis seul, j’arrive en fin de droits… Je suis infirmière mais j’ai de l’arthrose aux mains et je ne peux plus exercer, que puis-je faire ?… J’ai des compétences mais je suis étiqueté « senior », l’âge joue contre moi… » Une litanie tout au long de cette journée que les exposants ont pu entendre comme une musique lancinante, à la limite du supportable. Nul n’est resté insensible à cette atmosphère éprouvante.

A commencer par Paul Landowsky, maître et chef d’orchestre du Café Contact de l’Emploi. Voilà encore un homme extraordinaire qui, depuis des années, se bat pour lutter contre le chômage. Son concept est connu et commence à s’étendre sur le territoire ainsi qu’à l’international : faire rencontrer des demandeurs d’emploi avec des recruteurs autour d’un café en toute convivialité. Les résultats sont souvent très concluants. Pour Paul Landowsky qui était dans son fief ce salon renforce son action. Ex-chômeur, cet homme a entrepris, à travers son association, une mission de solidarité pour venir en aide aux demandeurs d’emploi, aux personnes en sérieuse difficulté. Sa sincérité, sa détermination, lui donnent cette envie de continuer une mission difficile mais possible et entraîne dans son sillage de nombreux initiateurs.

Senioragir fait partie de ceux-là. Accueilli sur l’espace « Café Contact de l’Emploi », Senioragir a été confronté à la désespérance de certains dont les larmes embuaient leurs regards, à la fatalité ressentie par d’autres, dégoûtés par ce qui leur arrivaient, à la dignité aussi de personnes bien déterminées à s’en sortir. L’équipe de Senioragir n’a eu de cesse de soutenir les visiteurs tout au long de cette journée en leur prodiguant des conseils, des aides et leur offrir gratuitement de se rendre visibles vis-à-vis des recruteurs par des vidéos de présentation filmées en direct durant le salon. Saluons une initiative proche, celle de Citemplois.tv, dirigé par Philippe Zourabichvili, notre partenaire sur les débats TV que nous organisons et qui proposait des vidéos de présentations à tous ceux qui le souhaitaient.

 L’emploi des seniors est affaire de solidarité vous l’aurez compris. C’est par des initiatives sincères telles que celles que nous venons de vous exposer que nous pourrons ensemble lutter contre cette déshumanisation et ce rejet d’une certaine population. Une chose est sûre, le Salon de Marc Weintraub a eu pour mérite de remonter le moral de nombre de visiteurs, d’offrir des pistes auxquelles ils n’avaient pas pensées. Mission accomplie.

 Suivons l’action de Marc Weintraub et de son Salon Emploi des Seniors qui vous donne rendez-vous les 13 et 14 avril à la Cité des Sciences et de l’Industrie à Paris La Villette puis, le 16 novembre à Toulouse. Seniors venez nombreux, vous ne le regretterez pas, car ce salon est le vôtre.

Martine Triquet-Guillaume

Xavier Darcos veut « interdire » les plans sociaux visant le départ des seniors

16 février 2010

« L’emploi des seniors est une des clés de la retraite » et « nous prévoyons d’interdire des plans sociaux qui s’appuient sur le départ prématuré des seniors », a déclaré mardi sur RMC le ministre du Travail Xavier Darcos, en charge des retraites.

Interrogé sur l’exemple de Sanofi-Aventis qui propose à une partie de ses salariés « une forme de préretraite à 55 ans », M. Darcos n’a pas directement répondu sur le cas de ce groupe pharmaceutique bénéficiaire qui a engagé un programme de transformation destiné à lui faire économiser 2 milliards d’euros en 2013 par rapport à 2008.

Selon la CGT, le groupe supprime en France quelque 3.000 emplois directs, dont 1.300 en recherche et développement.

« La réponse à une situation donnée lorsqu’on veut modifier la voilure de l’emploi dans sa propre entreprise, n’est pas de faire partir les gens prématurément. L’emploi des seniors est une des clés de la retraite (…) donc la solution qui consiste à faire partir les gens très tôt n’est pas bonne pour eux, pour l’entreprise, ni pour les retraites », a dit M.Darcos.

Comme on lui demandait si le gouvernement était prêt à empêcher ces départs prématurés des salariés de plus de 54 ans, M. Darcos a répondu « oui, parce que vous ne réglerez pas le problème des retraites si vous laissez faire n’importe quoi sur l’emploi des seniors. Il faut faire en sorte que les gens puissent travailler jusqu’au bout de leur temps de travail ».

Le gouvernement pourrait « tout simplement faire une proposition de loi qui impose que les gens ne puissent pas partir, ou en tous les cas, interdire des plans sociaux qui s’appuient sur des départs prématurés des seniors.

Source : AFP 16/02/2010

Le débat TV de Senioragir : Auto-entrepreneur, pour qui ? Pour quoi ? Comment ?

12 février 2010

Débat animé par Philippe ZOURABICHVILI, Dirigeant de citemplois.com et citemplois.tv

avec la participation de :

Guillaume CAIROU, Directeur général de DIDAXIS Group (portage salarial)
Bruno DACQUET, Chef d’entreprise de Be-boost, co-fondateur du Syndicat National des Auto-Entrepreneurs
Grégoire LECLERCQ, Président de la Fédération des Auto-Entrepreneurs
Valérie WILLIS, Secrétaire générale du Syndicat National des Auto-Entrepreneurs et TPE, Consultante en création d’entreprise. Gérante.
Julien DONNE,  jeune Auto-entrepreneur, Conseil en publicité

Les thèmes :

Portage salarial : Les limites, les avantages, les inconvénients.

Comment trouver des clients ? Comment se protéger en cas de litige ?

Faire les bons choix et savoir gérer son entreprise.

Témoignages.

Débat filmé le 23 février 2010

Salon EMPLOI DES SENIORS au Palais des Congrès de Strasbourg le 25 février 2010 !

12 février 2010

Senioragir vous accueille sur l’espace Café Contact de l’Emploi au Salon EMPLOI DES SENIORS au Palais des Congrès de Strasbourg le 25 février 2010 !

Vous habitez Strasbourg ou sa région. Vous êtes senior demandeur d’emploi ou porteur de projet, Senioragir vient à votre rencontre.

Vous désirez profiter de l’opportunité pour vous présenter en vidéo ? Venez nous voir et nous réalisons GRATUITEMENT votre interview dans la journée. Nous vous poserons 3 questions :

- Qui êtes-vous ? En une trentaine de secondes, vous vous présentez : nom, prénom, fonction, domaine d’activité.

- Vos compétences et vos réalisations ? Vous décrivez vos qualités, vos points forts et, éventuellement, vous
évoquez une réalisation ou plusieurs dont vous êtes particulièrement fier(e)

- Que recherchez-vous ? Vous êtes à la recherche d’un CDD, CDI, des missions… Vous vous positionnez comme
consultant, prestataire de services…

Ne manquez pas cette opportunité !

Vous voulez être certain de pouvoir être filmé ? N’hésitez pas à contact@senioragir.fr pour nous en avertir.

Le Forum Emploi Seniors redonne de l’espoir

11 février 2010

11 février 2010 – La Villette, Paris. Deuxième édition d’une manifestation à destination des seniors organisée par le MEDEF Ile-de-France en partenariat avec le Secrétaire d’Etat pour l’Emploi. Une plus grande mobilisation de la part des exposants, la venue de nombreux visiteurs, la multiplicité des entretiens, ont apporté à ce RV une légitimité, déclenché un signal positif. Désormais, les seniors ne sont plus des laissés-pour-compte.

Inauguré par Laurence Parisot, présidente du MEDEF et Laurent Wauquiez, Secrétaire d’Etat chargé de l’Emploi, cette deuxième édition du Forum Emploi Seniors efface très vite le souvenir mitigé de l’an dernier où le désespoir des uns et la faible participation des autres avaient laissé un goût amer. Cette fois, la mobilisation importante des deux acteurs –exposants et visiteurs – a bien traduit la prise de conscience du problème d’emploi des seniors.

Tout au long de leur parcours dans les allées du Forum, Laurence Parisot et Laurent Wauquiez n’ont eu de cesse d’encourager tant les visiteurs que les exposants. « Il faut être solidaire et s’accrocher, martèle Laurence Parisot. Cessons de penser qu’être senior est un handicap. Il faut déployer toutes les énergies possibles pour mettre en relation les candidats et les entreprises. Pour ma part, je refuse de croire que la discrimination soit une politique menée par les entreprises ».

Et Laurent Wauquiez d’enchaîner : « L’emploi des seniors ne doit plus être un sujet tabou. Nous avons massacré le travail des seniors (pré-retraites, absence de gestion de fin de carrière, d’anticipation sur la conservation du savoir-faire, NDLR) durant 30 ans ! Aujourd’hui, nous avons un énorme retard à rattraper. Il faut donc se battre et nous sommes en train de mettre en place tout un plan d’actions, de signer des accords de branches avec les entreprises et les partenaires sociaux. Certes ce n’est pas abouti, mais les entreprises ont compris l’importance de l’enjeu tant économique que social. Le taux d’emploi des seniors s’est amélioré. Même si on ne peut pas parler de miracle, c’est malgré tout une sérieuse avancée. »

Tous les exposants du Forum ont accueilli durant cette journée de nombreux visiteurs venus s’intéresser aux quelques 5 000 offres proposées. Certes, il s’agissait surtout d’une prise de contact, d’un échange avec les recruteurs, d’un dépôt de CV mais après tout, n’est-ce pas le meilleur moyen de se faire connaître et de retenir l’attention ? Un premier pas vers l’emploi ?

Tandis que Laurent Wauquiez saisissait au vol des CV que lui remettaient quelques visiteurs, intéressé par leur situation, Laurence Parisot, en compagnie de Marie-Christine Oghly, Présidente du Medef Ile-de-France, exprimait sa satisfaction.

« Les salons de ce type doivent se démultiplier, il faut une évolution dans le management des ressources humaines car je considère qu’un senior ne doit pas avoir le même traitement qu’un plus jeune. Les RH doivent tenir compte du profil des candidats et leur offrir des postes en fonction de leurs compétences, des spécificités de chacun. Nous voulons encourager les entreprises à mettre en usage les bonnes pratiques, c’est un appel du MEDEF »

Adecco inaugure le premier Espace Emploi Handicap

4 février 2010

Xavier Darcos, Ministre du Travail, des Relations Sociales, de la Famille, de la Solidarité et de la Ville se félicite de l’iniative de l’agence d’Intérim Adecco : les handicapés eux aussi ont droit à l’accès au travail.

Adecco vient d’ouvrir en plein centre de Paris le premier Espace Emploi Handicap et Compétences dédié exclusivement à l’intégration sociale et professionnelle des personnes handicapées. Une initiative soutenue par 25 entreprises à ce jour, conscientes que les personnes handicapées ont leur place dans la société économique et sociale. « Le taux de chômage des personnes handicapées est deux fois plus élevé que celui du reste de la population active. Il est donc nécessaire de les accompagner au mieux dans leurs démarches de recherche d’emploi et de formation, explique Xavier Darcos. C’est aussi une nécessité pour les entreprises, qui doivent pouvoir trouver le vivier de compétences dont elles ont besoin. Cette adéquation de l’offre et de la demande est une condition essentielle pour que l’insertion des personnes handicapées dans l’entreprise soit une réussite. ». Le Ministre salue l’engagement de la vingtaine de grandes entreprises qui ont accepté de s’associer à ce projet dans le cadre d’un « Club des Partenaires ».

Souhaitons que cette démarche s’amplifie et que d’autres acteurs du marché de l’emploi empruntent la même voie.

Le management de transition se développe

3 février 2010

Phénomène récent en France, le management de transition commence à entrer dans les mœurs et donc dans les entreprises mises à mal par la concurrence, les aléas économiques et l’absence de certaines compétences. C’est ce qui ressort d’une étude menée récemment par la société LeManagerDeTransition SAS fondée par Dominique Hervieu 

Souvent présentés comme des « pompiers de prestige », les managers de transisition commencent à être reconnus comme des alliés indispensables par les entreprises. Un métier souvent de seconde chance pour les seniors, confrontés au chomâge et leur nécessité de repousser l’âge de leur retraite.

Soucieux d’en savoir plus sur eux, LeManagerDeTransition SAS a interrogé 200 managers de transition le 1er trimestre 2009. 

Il en ressort que la moyenne d’âge est de 53 ans, le minimum est de 39 ans et le maximum de 66 ans, avec une large majorité masculine.

18 % d’entre eux exercent ce métier depuis 10 ans mais il est en développement constant notamment depuis deux ans avec la crise que connaissent les seniors et une meilleure connaissance de ce métier par les entreprises.

Concernant leurs statuts : 18 % sont salariés d’un cabinet spécialisé, 19 % ont créé une EURL-SARL, 19 % sont « portés », 17 % sont des entrepreneurs individuels et 12 % exercent en profession libérale. 

Pour décrocher une mission, la moitié des répondants indique que tout repose sur le réseau pour prospecter. 36 % se tournent vers les cabinets spécialisés, les autres éprouvent davantage de difficulté avec les autres filières (portage salarial, intérim, associations, etc….) 

La clé de la réussite repose sur deux facteurs : la mobilité et la maîtrise de langues étrangères. Ainsi 93 % se déclarent mobiles au niveau national et 85 % à l’international. Parmi les langues à privilégier : l’anglais bien entendu mais de plus en plus la particularité de parler le chinois, le mandarin ou le russe est un avantage incontestable.

Selon l’enquête, les missions sont de durées variables et bien souvent le manager de transition en place dans une entreprise anticipe sa prochaine intervention. En moyenne, une mission dure 8 mois, la fourchette se situant entre 3 et 18 mois. A noter que les missions longues (plus de 12 mois) concernent principalement les restructurations (45 %) puis le développement (32 %). Mais le remplacement d’un dirigeant absent est souvent la raison principale de faire appel à un manager de transition (38,5 %) devançant les restructurations (27,38 %). A ce jour, en France les entreprises recherchent surtout des managers de transition pour des postes de DAF et de DRH mais il est à prévoir que d’autres fonctions de direction seront concernées. 

Mais sont-ils satisfaits ces « pompiers de prestige » ? Oui pour 19 % qui apprécient la diversité de leurs interventions, 13 % estimant détenir une position claire dans l’entreprise. En revanche, certains avouent honnêtement n’avoir pas trouvé d’autres solutions pour éviter le chômage. La précarité du statut, les périodes plus ou moins longues entre chaque mission et la difficulté de prospection, sont perçus à l’unanimité comme les inconvénients majeurs de ce métier. Une problématique à relativiser malgré tout face aux honoraires ou salaires qu’ils perçoivent : entre 500 et 1 500 € par jour selon les différentes réponses enregistrées. 

Enfin, 87 % d’entre eux considérent que leur métier est très prometteur pour des raisons conjoncturelles et structurelles mais ils déplorent l’absence de cadre juridique qui représente certains risques. Pour eux, parmi les facteurs propices à l’évolution de ce métier viennent le besoin d’expertise des entreprises, l’évolution des méthodes de gestion, le contexte de crise mais aussi le manque de ressources internes

Les emplois verts : un nouveau filon !

3 février 2010

28 janvier 2010 – Le Ministère du développement durable a tenu une conférence nationale sur les métiers de la croissance verte en collaboration avec 11 comités de filières concernés. D’ici 2020, la Commission européenne estime à 2 millions le gisement d’emplois en Europe Selon différentes études menées auprès des professionnels et experts du secteur « vert », les secteurs concernés touchent près de 12 millions d’actifs soit 1 actif sur 2 en France et pour les filières, le maintien/création d’emplois dans leur secteur représenterait un minimum de 600 000 emplois.

Quatre exemples de secteurs ayant un solde positif sont cités par les rapporteurs :

les industries électriques : 225 000 emplois

les énergies renouvelables : 200 000 emplois

la réalisation des infrastructures : 67 000 emplois

l’eau et l’assainissement et des déchets : 43 000 emplois

Mais ce formidable potentiel dépend de nombreux facteurs dont outre un engagement politique fort, des formations à ces nouveaux métiers.

On apprend ainsi que Pôle Emploi propose 16 000 offres d’emplois verts, dont 75 % ciblent des personnes qualifiées par un CAP-BEP ou un Bac Pro, mais que ces offres ne trouvent pas preneur faute de formation adaptée.

A la demande des 11 comités de filière concernés (voir ci-dessous la liste), plus de 369 millions d’euros supplémentaires pour les formations et les métiers de la croissance verte devraient être injectés par l’Etat et les collectivités locales. Ainsi donc dès la rentrée 2010, de nouveaux diplômes devraient faire leur apparition à destination des jeunes (Bac pro agent qualifié dans les métiers de la gestion des déchets, Bac Pro Electricité pour des technicien en énergies renouvelables) ainsi que des formations prioritaires pour les enseignants et les formateurs.

En parallèle, il s’agit de mobiliser les filières et les branches professionnelles afin de former les salariés en poste, proposer des reconversions, donner accès à la VAE, mieux orienter les demandeurs d’emploi et faciliter le recrutement des jeunes par des contrats en alternance et des contrats aidés.

Enfin, il faut aussi mobiliser les territoires en proposant une boîte à outils commune à toutes les régions avec le soutien de l’ADEME, et en mettant en place un fonds d’appui pour les projets innovants.

Les filières de la croissance verte :
Agriculture et Forêts
Bâtiment
Mer
Construction électrique, électromécanique et réseaux
Transports
Raffinage, carburants et chimie verte
Automobile
Biodiversité et services écologiques
Tourisme
Energies renouvelables
Eau, assainissement, déchets, air. 

AFPA s’engage dans les métiers « verts »

Suite à la Conférence nationale sur les métiers de la croissance verte (voir article Les emplois verts : un nouveau filon), l’AFPA entend bien être un acteur majeur pour soutenir l’action du Gouvernement.

L’Asssociation pour la formation professionnelle des adultes propose depuis quelques années une palette de formations aux salariés et aux demandeurs d’emploi désireux de s’engager dans le développement durable. Et ils sont nombreux si l’on en croit les chiffres communiqués par l’AFPA : 40 000 personnes sur les 180 000 stagiaires formés chaque année par cet organisme se préparent à ces nouveaux métiers grâce à quelques 200 formations diplômantes.

Dans le cadre du plan de mobilisaton des territoires et des filières des métiers de la croissance verte, plan mis en place en octobre dernier par Valérie Letard, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Ecologie, Jean-Louis Borloo, l’AFPA veut s’engager davantage. Elle veut identifer et promouvoir les métiers et les compétences, adapter les programmes de formations aux nouvelles réalités des métiers, indique le communiqué.

Rappelons l’objectif gouvernemental : créer 600 000 emplois d’ici à 2020 dans divers secteurs (bâtiment, automobile, énergie….). L’AFPA va donc rapidement proposer de nouveaux modules orientés « verts » sectorisés, des stages de perfectionnement, des apprentissages sur le terrain et ce, en liaison avec des grandes entreprises comme Valeo, Renault, des fédérations…

Oui ! à l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes

3 février 2010

40 organisations montrent le chemin. En mettant en œuvre une stratégie de management exemplaire d’égalité hommes/femmes, elles ont bénéficié du Label Egalité Professionnelle décerné par l’AFNOR.

Parmi ces labellisés, citons PSA Peugeot Citroën, la Ville de Rennes, AXA France, Eau de Paris, La Poste, ILO, l’Association pour l’emploi l’Etape, Véolia Propreté Aquitaine, la Préfecture de Haute-Loire, le Conseil Régional de Picardie, la Banque de France, BETC Euro RSCG… Pour connaître la liste complète : www.afnor.org/fr/certification/lbh002

L’AFNOR rappelle que ce Label a été créé en 2005 à l’initiative des pouvoirs publics avec les partenaires sociaux et qu’il concerne les écarts salariaux, la conciliation entre vies privée et professionnelle.

Pour les entreprises qui souhaiteraient obtenir ce label, il leur faudra soummettre leur candidature à l’AFNOR et accepter d’être évaluées selon une quinzaine de critères (voir sur le site de l’AFNOR le cahier des charges, le processus de labellisation).

A noter que l’organisme de certification vient de publier un ouvrage sur ce thème « Egalité professionnelle entre les femmes et les hommes – Comprendre et agir » de Elisabeht Ferro Vallé.

« Pénibilité, emploi des seniors, âge de la retraite »

15 janvier 2010

Débat au Sénat dans le cadre du PLFSS 2010

 12 janvier 2010 – Intervention de Xavier Darcos : « la question des retraites, qui est au croisement de trois enjeux fondamentaux pour notre société : le vieillissement de la population, une chance pour chacun de nous mais aussi un véritable défi pour la pérennité financière de nos régimes ; le travail bien sûr, et notamment l’enjeu de l’emploi des seniors ; la solidarité et la justice enfin, qui se sont traduites par notre effort en faveur des retraités les plus modestes, et qui devront trouver un prolongement dans une meilleure prise en compte de la pénibilité. »

source : Ministère du Travail

Une Charte pour protéger votre vie privée sur Internet

14 janvier 2010

 14 janvier 2010 – Signature de la Charte définie par l’Association A Compétence Egale sur « les réseaux sociaux, Internet, vie privée et Recrutement ». Le Medef, l’ANDRH, l’APEC, le CJD, l’IMS et Syntec Recrutement s’engagent et rejoignent une quarantaine de cabinets de recrutement membres de l’association.

 Alors qu’une loi est en préparation dans l’enceinte du Sénat visant à préserver les informations relatives à la vie privée des usagers des réseaux sociaux, des blogs et autres sites perso sillonnés par les moteurs de recherche, l’Association A compétence Egale, vient de soumettre aujourd’hui à la signature une Charte reprenant les mêmes engagements ou presque.

Yves Détraigne, Sénateur se félicite d’une telle initiative. « Internet est un outil formidable et est devenu indispensable d’une part pour le développement économique des entreprises et d’autre part, comme vecteur d’informations pour les citoyens. Mais il faut trouver un juste équilibre et préserver la vie privée » déclare-t-il.

Faisant référence à une étude américaine sur l’usage d’Internet par les recruteurs, Yves Détraigne rappelle deux chiffres notables : 45 % des recruteurs cherchent des candidats sur Internet et 35 % les rejettent à la lecture des infos personnelles glanées sur les candidats, faisant alors fi de leurs compétences.

« Nos propositions seront en phase de discussion en avril au Sénat, relayées par l’Assemblée Nationale et devrait aboutir à une loi nationale d’ici la fin de l’année, indique le sénateur. La Charte de A compétence Egale est non seulement complémentaire mais permettra de dépasser nos frontières, comme l’est l’usage universel d’Internet »

 Outre la quarantaine de cabinets de recrutement, membres de A compétence Egale, de nombreux partenaires sont venus signer cette Charte (voir le texte ci-dessous). Parmi eux étaient présents les responsables du Medef, de l’ANDRH (Association nationale des directeurs des ressources humaines), de l’APEC, du CJD (Centre des jeunes dirigeants d’entreprise), de l’IMS (Entreprendre pour la cité), et de Syntec Recrutement.

Pour Alain Gavand, Président de l’association et initiateur de la Charte, il est indispensable de prévenir des dérapages dans l’utilisation des réseaux sociaux et d’Internet dans le recrutement. « Il nous faut convaincre les réseaux de recruteurs et d’entreprises que seules les compétences des candidats comptent et sensibiliser les internautes, les mettre en garde sur les traces laissées sur Internet ».

LETTRE OUVERTE AUX MEMBRES DE SENIORAGIR

9 janvier 2010

Dans quelques semaines Senioragir va fêter son premier anniversaire. 
Mais oui, cela va déjà (ou seulement) faire un an que nous avons lancé ce site de valorisation des compétences des seniors.

Il est donc l’heure de tirer un premier bilan.

D’abord l’aspect positif :

La fréquentation : elle est passée de 600 visites/mois à 5 000 vistes/mois pour arriver à un total de 90 000 visites depuis la création et 226 750 pages consultées.

Le nombre de demandeurs d’emploi nous ayant quitté pour cause de reprise d’activité : 27.  Sur un nombre de membre moyen de 160. Cela fait une moyenne de 17 %. Pas mal vu la conjoncture économique actuelle.

Ensuite, le moins positif :

Au fil des mois, nous vous avons proposé un certain nombre de nouveautés que nous pensions utiles au plus grand nombre :

Les Petites annonces. Elles sont gratuites et vous permettent de vendre, échanger, acheter…

Ma radio Senioragir sur laquelle vous avez l’opportunité de laisser des commentaires, des réactions, des coups de gueule…

Le Training relationnel, les Matinales et Soirées de la réussite qui vous permettraient d’améliorer votre présentation auprès des recruteurs, de (re)prendre confiance en vous… 

Ce Blog .Vous êtes nombreux à le consulter (800 visites /mois en moyenne) mais trop rares sont ceux qui y laissent un commentaire et aucun échange direct ne s’établit entre vous…

Les Débats de Senioragir que vous appréciez peut-être. Peut-être car, là encore, aucune réaction de votre part…

Il semblerait que beaucoup d’entre vous, une fois inscrits, oublient jusqu’à notre existence. Si bien que quelques uns veulent s’inscrire deux fois !

Senioragir n’est pas un site comme les autres. Chez nous c’est chez vous car vous êtes ici chez vous, vous n’êtes pas une simple référence noyée dans une base de données, vous êtes VOUS et notre objectif est de vous mettre en valeur, vous aider à vous faire remarquer. Heureusement, certains l’ont bien compris et utilisent ce site (ou l’ont utilisé car ils ont retrouvé un emploi) comme il doit l’être : un outil de valorisation et non un distributeur automatique d’emploi. Nous aimerions bien pouvoir en faire plus de ce point de vue mais, hélas ! la crise est passée par là.

Et comme vous êtes chez vous, vous devriez venir plus souvent sur votre site et pas seulement une fois de temps à autre pour consulter l’état de votre compteur. 

Venez prendre connaissance des nouveautés (actualité, livres, interviews de recruteurs, conférences de presse…)

Venez consulter les offres d’emploi. Contrairement aux sites qui vous proposent soi-disant des milliers d’offres d’emploi dont la plupart sont soit obsolètes soit fausses, les nôtres sont bien réelles et ciblées seniors. Nous n’avons pas encore la technicité pour vous envoyer des alertes e-mail automatiques et nous le regrettons. En même temps ces alertes générées par des logiciels se fondant sur les mots-clé hasardeux ne feraient la plupart du temps que vous envoyer des offres inadaptées et cela ne vous rendrait pas service.

Partagez, échangez et si vous ne désirez pas le faire entre vous faites le au moins avec nous qui consacrons énormément de temps à tenter de vous satisfaire et, surtout, de vous aider, le tout gratuitement ! 

Nous vous souhaitons une très bonne année 2010 pleine de projets et de promesses d’avenir.

Et merci à ceux qui ne sont pas concernés par cette lettre ouverte car leur soutien et leur amitié nous sont précieux. Tiphaine P…, Etienne R…, Philippe P…, Sander F…, Nhaza B…, Jean-Patrick P… et les autres…

L’équipe de Senioragir

Le débat TV de Senioragir et Citemplois.tv : Le CV ANONYME, pour ou contre ?

6 janvier 2010

Pourquoi un CV anonyme ?

Le point de vue des candidats et des recruteurs

Mieux vendre ses compétences

Synthèse et perspectives

Conférence de presse du 15 décembre 2009 au Ministère de l’Emploi

15 décembre 2009

Christine Lagarde et Laurent Wauquiez font le point sur les résultats de la politique de l’emploi.

Ecouter leurs interventions sur Ma Radio Senior Agir.

La problématique du recrutement des seniors

7 décembre 2009

La loi va-t-elle changer quelque chose pour les seniors à compter du 1er janvier 2010 ?

Quels sont es freins à l’embauche des seniors ?

Le rôle du recruteur vis-àvis des seniors…

Comment franchir le barrage des logiciels de recrutement ?

Auto-entrepreneur : le miroir aux alouettes ?

24 novembre 2009

Le statut d’auto-entrepreneur séduit avec comme objectif de créer une entreprise classique. Mais le manque d’accompagnement sur le plan commercial est flagrant.

Selon une enquête menée auprès de près de 400 auto-entrepreneurs en octobre dernier par les CCI Nantes St-Nazaire et l’Union des entrepreneurs, 64 % d’entre eux déclarent qu’il n’auraient pas osé franchir le pas sans ce nouveau régime. L’optimisme régne même si la moitié d’entre eux avouent malgré tout manquer d’accompagnement, notamment en matière de stratégie commerciale. Car c’est bien là où le bât blesse : vouloir se mettre à son compte dans un environnement relativement sécurisé est tentant, mais l’objectif à atteindre est bien celui de vouloir se faire une clientèle. Et n’est pas commercial qui veut. Cela ne s’improvise pas malgré tous les efforts qu’on peut déployer. Résultat : 62 % des auto-entrepreneurs interrogés, même s’ils ne doutent pas de leur décision, déclarent avoir des difficultés à trouver des clients, 36 % ignorent comment fixer leurs prix, 35 % avouent se heurter à des problèmes de financement et 35 % peinent à convaincre leurs prospects du fait de leur statut d’auto-entrepreneur.

Quoiqu’il en soit, il apparaît que ce nouveau statut né en janvier dernier séduit à 41 % une population davantage féminine, et une majorité de 40-50 ans. 33% sont des salariés entre 30-40 ans. Les demandeurs d’emploi représentent 18 %, notamment les moins de 30 ans. Enfin, 8 % de retraités, des hommes en majorité, sont motivés pour poursuivre, grâce à ce statut, une activité lucrative en complément de leur retraite. A l’exception de cette dernière catégorie, pour l’ensemble le but avoué est de franchir le cap de l’auto-entrepreunariat pour se lancer à terme dans la création d’une entreprise classique. C’est peut-être oublier trop vite qu’être auto-entrepreneur n’est rien d’autre qu’une séance d’échauffement commerciale, prospective, gestionnaire avant de se lancer dans le véritable Business. Un long chemin en perspective….