Entreprendre malgré la crise
Alors que nous vivons en pleine crise économique et financière, le nombre de créations d’entreprises a été en hausse de près de 50 % de janvier à avril 2009 par rapport à la même période l’an dernier, sachant que le taux a dépassé les 66 % pour le mois d’avril (Source l’Insee-Sirene)
A l’occasion du Salon des Entrepreneurs qui se déroulera à Lyon les 17 et 18 juin 2009, le cabinet d’analystes Opinion Way commentera les résultats de son étude menée en ligne sur un panel de près de 1 300 visiteurs du salon, lors des éditions 2008/2009 à Lyon, Paris et Nantes, tous porteurs de projets ou créateurs d’entreprises. Il en ressort que 31 % des porteurs de projets sont devenus entrepreneurs au cours de ces deux dernières années, 69 % étant en phase de réflexion. C’est sur ces derniers qu’Opinion Way s’est penché.
Il apparaît que 85 % de ces porteurs de projets se sentent déterminés à créer leur entreprise, 43 % d’entre eux, chômeurs ou non, estimant même que la crise offre « des opportunités à saisir ». Ainsi donc la crise serait donc perçue comme un élément déclencheur dans leur décision. Quoi qu’il en soit, le financement de leur projet, la conquête de leurs nouveaux clients sont des sujets forts d’interrogation, voire d’inquiétude. 14 % font d’ailleurs preuve d’hésitation préférant attendre la fin de la crise pour se lancer.
Etre auto-entrepreneur séduit les foules aussi puisque un tiers des porteurs de projets envisagent d’adopter ce statut, notamment les femmes de plus de 50 ans.
Mais quels projets les animent ? Dans un cas sur deux, ils concernent des activités de service et un cas sur quatre de commerce. Relevons que la création d’emploi est envisagée dans un peu moins d’un cas sur deux.
Quelles sont leurs motivations ? 28 % des personnes interrogées veulent entreprendre pour devenir autonomes, 19 % pour se lancer sur un marché innovant, 14 % estimant que tôt ou tard ils seraient amenés à créer une SARL ou une SA, 11 % étant désireux de profiter des facilités de l’auto-entrepreunariat.Si les volontés d’entreprendre sont très fortes basées sur la maîtrise d’un métier, l’expérience, l’innovation, il est clair que les principaux freins sont loins d’être négligeables : 57 % des personnes interrogées estiment que leurs projets dépendent de leur financement, 44 % mettent en avant la faible visibilité économique et 41 % expriment les difficultés de mise en route (tarification, recherche de clients).
La crise déclenche donc une réaction dynamique mais responsable.
