


Sylvie BRIANTAIS-DIDON,
Consultant Ingénierie de formation - pédagogique (déploiement d'ERP) – 93« J’ai un esprit d’analyse, synthétique, une capacité
à apprendre et à comprendre les autres »
La formation à l’informatique bureautique et aux outils de gestion de systèmes d’information est le domaine de prédilection de Sylvie BRIANTAIS-DIDON. Consultante, elle cherche de nouvelles missions pour exprimer ses compétences et son sens pédagogique.
Qu’est-ce qui vous a amené à exercer dans le domaine de la formation informatique ?
Je fais partie de cette génération qui a vu déferler la vague de la micro-informatique. Mon apprentissage de l’outil a révélé que celui-ci était loin de m’effrayer. Mais mon objectif a toujours été de transmettre un savoir et je me suis intéressée à l’outil uniquement pour faire de la formation. Dans un premier temps, des formations bureautiques, puis au fil des évolutions de l’informatique mais aussi des connaissances des collaborateurs, des formations spécifiques à des systèmes d’information plus complexes.En quoi votre profession vous passionne-t-elle ?
De nombreux paramètres avec un dosage équilibré :
- L’individu – les gens, leur mode de fonctionnement, leur attitude en formation et sur les déploiements
- La nouveauté : apprendre un nouveau système d’information, étudier de nouveaux modes opératoires est un réel moteur
- Le mode projet : travailler avec des experts métiers et des experts informatiques dans un temps défini avec un objectif déclaré.
Quelles qualités exigent votre métier ?
Une qualité essentielle : l’écoute. L’écoute du client et de sa demande, l’écoute pour apprendre au mieux, l’écoute pendant la formation, l’écoute en général.
Après, on peut parler de l’empathie, de la mémoire, de la connaissance technique, de l’expérience,…Enseigner la bureautique peut paraître simple par rapport à l’apprentissage d’un ERP. Quelles particularités avez-vous dû développer ?
Je ne sais pas si j’ai développé des particularités, je pense qu’elles étaient sous-jacentes, je les ai juste utilisées : l’analyse, un esprit synthétique, une capacité à apprendre et à comprendre, à rédiger des documentations techniques,
L’attrait de la nouveauté est un moteur important.Concrétement, comment procédez-vous vis-à-vis de vos « élèves », quelle est la durée moyenne de l’apprentissage ?
L’apprentissage d’un outil informatique met en œuvre trois acteurs : le stagiaire, le formateur mais aussi l’ordinateur. J’essaie de rester vigilante. Certains apprenants s’expriment, d’autres, non. Laisser un stagiaire le long de la route est pour moi inconcevable.
Les apprentissages sur des systèmes d’information sont quelquefois complexes, la durée d’une formation est de 2 à 5 jours. L’objectif majeur est de pratiquer pendant la formation donc il faut prévoir des jeux d’essais en amont pour pouvoir s’exercer encore et encore. La conception de ces jeux est vitale pour la formation, la pratique et donc l’apprentissage. Si la formation est préparée correctement, la formation se déroule sereinement et uniquement sur la qualité d’écoute du formateur.Quelles sont les difficultés majeures qu’un formateur peut rencontrer ?
L’incrédulité des experts au début. Quand des profils comme le mien arrivent sur un projet, des points d’interrogation se lisent dans les yeux de nos interlocuteurs. L’objectif est de les gommer. Les phases d’appropriation sont aussi des phases de dialogue avec les experts et au fil du projet, les difficultés s’amenuisent (mais peuvent aussi passer par des hauts et des bas).Vous êtes consultante. Quels types de missions quelles structures recherchez-vous ?
Je n’ai pas d’a priori ni de cibles particulières. Les projets font le déclic et la différence.L’idée d’intégrer une entreprise vous intéresserait-elle ?
Après une quinzaine d’années en qualité de prestataires de services, j’ai souhaité intégrer une entreprise.
L’expérience de ces quatre dernières années indique plusieurs précautions : l’entreprise doit être suffisamment importante pour avoir besoin d’un profil comme le mien. Mais les projets informatiques ne manquent pas, après une implémentation, il y a des modifications, des améliorations des process... L’intérêt d’être intégré à une structure est une connaissance réelle de l’entreprise, des métiers, des personnes et des process. On devient une référence pour les collaborateurs et on peut être une force de proposition pour des solutions d’accompagnement, d’améliorations ou de formation.Quelles formations aimeriez-vous ajouter à vos compétences ?
Une formation spécifique au coaching formerait un joli triptyque : consultant-formation-coaching. Ces trois facettes se complètent et peuvent intervenir sur différents phases d’un même projet.Intervenez-vous essentiellement qu’en Ile-de-France ou êtes vous prête à vous délocaliser ?
Propos recueillis par Martine Triquet-Guillaume
Depuis très longtemps, je suis habituée à travailler sur des projets initiés en Ile-de-France mais les déploiements se font généralement sur les différents sites de l’entreprise donc dans de nombreuses régions, ainsi les déplacements ponctuels sont inhérents à la profession. Sur ce, j’aspire à m’installer dans le Sud Ouest, de la Rochelle à Bayonne.