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INTERVIEW

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Hossam AL WARD,
analyste développeur en SAS (92)

« La statistique nous invite à méditer
   sur l’ordre »

Faire parler les chiffres, traiter et analyser des données issues d’études, d’enquêtes en tout genre est la passion de AL WARD. Outre sa parfaite maîtrise des langages et systèmes informatiques, notamment le progiciel SAS, il ajoute des qualités pédagogiques ayant enseigné les mathématiques.

En quoi le monde des statistiques vous passionne-t-il ?
Ce qui m’intéresse le plus dans la statistique est qu’elle nous invite à méditer sur l’ordre. Ce versant de la statistique est particulièrement vrai dans la programmation. Celle-ci opère en effet en mode « séquentiel » (ordre chronologique). Le concept d’ordre est encore plus prépondé-rant dans la rédaction de systèmes d’infor-mation. Un système articule « avec ordre » un ensemble de programmes et simule une synergie comparable à celle qui,  au niveau de l’entre-prise,  harmonise les diverses compétences.
    
Quelle a été la réalisation la plus difficile que vous ayez dû mener ?
N’étant ni actuaire, ni contrôleur de gestion, le travail le plus difficile que j’ai eu s’est effectué dans une société d’assurance. J’ai quand même réussi à répondre aux attentes de mon employeur.

Être développeur SAS est-ce une référence à vos yeux ?
Dans la mesure où SAS comporte une multitude d’applications dont la mise au point a engagé une multitude d’ingénieurs, la programmation en SAS relève de la beauté. La beauté des procédures élémentaires, mais aussi, et surtout, la beauté des enchaînements possibles entre procédures. Ce type d’activité nous conduit, plus généralement, à une réflexion intérieure sur le sentiment esthétique.

Parlez-nous des différents types d’analyses que vous pouvez réaliser
J’ai une prédilection pour l’analyse factorielle. C’est une approche multidimensionnelle de l’information. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, l’analyse factorielle est on ne peut plus synthétique.
Une fois que la recherche a pris note de la synthèse des données analysées, je suis susceptible de considérer différents types d’approche. Même si ce travail dépend du type de données, les analyses que j’aurais tendance à réaliser pourraient être des estimations, des sondages complémentaires, ou tout autre type de recherche qui validerait ou invaliderait les hypothèses retenues.

 


Quelles qualités faut-il avoir pour exercer votre métier ?

De la rigueur avant toute chose, de l’ordre et de la vigilance. Ce dernier point est primordial : il faut savoir choisir la méthode qui s’adapte au mieux au type de données. Pour citer un exemple trivial, on ne peut pas calculer la moyenne de variables qualitatives.

Estimez-vous être sur un marché très concurrentiel et où les places sont rares ?
Les personnes averties le savent : le marché des statisticiens est loin d’être concurrentiel. La statistique est surtout une expérience, il faut peut-être trente ans pour faire d’un mathématicien un statisticien.   

Professeur en mathématiques, aimeriez-vous grâce à vos compétences pédagogiques encadrer des équipes de statisticiens ?
Très volontiers pour une équipe de jeunes statisticiens. 

Quels types de structure, de secteur et de contrat recherchez-vous ?
La structure n’est pas un critère de sélection. Quant au secteur, je préfère le domaine socio-économique pour son caractère multidimensionnel. L’industrie pharmaceutique offre pour sa part d’intéressantes perspectives que je trouve séduisantes. 

Accepteriez-vous de vous délocaliser en France ?
Sans problème.

Pensez-vous qu’être senior, même pour un statisticien confirmé, est un frein à l’embauche ?
C’est un frein pour les entreprises en difficulté, mais cela ne l’est pas pour celles qui visualisent la sortie de la crise.

Vous êtes membre de l’association Arc de Seine Entreprises, quels bénéfices en tirez-vous ?
Les ateliers de cette association sont très instructifs. Les conseillers qui y travaillent sont d’une compétence et d’une courtoisie uniques que j’apprécie beaucoup.

Propos recueillis par Martine Triquet-Guillaume

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